Homélie : Épiphanie du Seigneur (Mages)

par Richard Depairon, curé pasteur

Inspiré de plusieurs sources

 

Les mages nous apprennent deux choses. D’abord, à chercher; ensuite à chercher encore…

Je m’explique : les mages sont les astronomes de l’époque, ils scrutent le ciel et ils sont constamment en quêtes. Ils sont curieux. Ils nous rappellent que Dieu est en avant et, comme eux, nous sommes destinés à être des explorateurs de Dieu. La vraie fidélité se situe là, dans cette quête de la vérité. Ça veut dire concrètement, sortir de notre espace de confort, sortir de nos habitudes, de nos manières de faire pour nous ouvrir à la nouveauté. Ça veut aussi dire prendre le risque de nous tromper, de nous écarter un peu peut-être, mais accepter aussi de revenir sur le droit chemin.

Les mages viennent de loin. L’Orient à l’époque, c’est le bout du monde ! C’est donc dire, que Dieu n’a pas de limite, que son message s’étend à toutes les nations. L’universalité du salut commence dès la nativité de Jésus. Le message est clair : Jésus Christ apporte le salut à toute l’humanité sans distinction de race, de couleur, ou de langue… Saint Paul le dira aussi : « Ce mystère, c’est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile. »

Après avoir cherché, cherchez encore… Il n’y a pas pire croyant que celui qui croit tout savoir sur Dieu. Il ne s’agit pas de savoir des choses sur Dieu, mais de marcher avec lui. On ne vient pas au monde chrétien, on le devient petit à petit. Ma grand-mère me disait souvent : « tu sais, on n’a jamais fini de se convertir… » Comme elle disait vrai !

Et pourquoi chercher encore ? Tout simplement parce que Dieu est rarement là où l’on pense. Aussitôt qu’on croit le saisir, il nous échappe. Voyez vous-mêmes, les mages s’imaginaient le trouver à Jérusalem, la capitale, ils le trouvent dans une crèche, à l’extérieur de la grande ville. Et si pendant un moment, ils perdent sa trace, c’est probablement parce qu’ils étaient trop sûr d’eux-mêmes.

Remarquez la finale du texte : « Ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. » C’est dire à quel point Dieu nous transforme. Quand on l’a rencontré, on est différent, notre vie change, notre chemin change aussi.

Rappelons-nous… deux choses : chercher et chercher encore…


     Unité pastorale Montréal-Nord