Homélie : 2e dimanche de Pâques, année C

par Richard Depairon, curé pasteur

Inspiré de plusieurs sources

 

Pas de résurrection, pas de christianisme ! Je serais bien curieux de voir combien de chrétiens croient en la résurrection de Jésus Christ. Ne soyez pas surpris ! Je connais personnellement beaucoup de personnes qui s’identifient comme chrétiennes, qui fréquentent l’église, mais qui n’adhèrent pas vraiment à cette affirmation de foi. Beaucoup ont du mal à croire ce qu’ils n’ont pas vu de leurs yeux, ce qu’on ne pourra jamais prouver par ailleurs.

La résurrection de Jésus Christ, la présence réelle dans le pain et le vin à la messe, la virginité de Marie… tous ces mystères sont souvent très durs à croire. Même les apôtres, ont du mal à croire… Jésus a eu beau l’annoncer,  ils ont eu des hésitations devant les premiers témoignages. « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets la main dans son côté, non, je ne croirai pas. », dit Thomas. La résurrection demeure un sujet qui soulève des doutes dans bien des esprits, soit. Il n’en demeure pas moins que, depuis deux millénaires, des générations de chrétiens et de chrétiennes se transmettent le témoignage des Apôtres. Et si le Christ n’est pas ressuscité, nous sommes les plus à plaindre, dit Saint-Paul.

Non seulement le Christ est vivant, il nous fait vivre. Jésus nous rejoint là où nous sommes. Telle est la bonne nouvelle d’aujourd’hui ! Le Christ nous prend tels que nous sommes - faibles, peureux, incrédules – et il nous vivifie, nous entraîne dans sa mission. Rappelons-nous ce que dit la première lecture : « Par les mains des Apôtres, beaucoup de signes et de prodiges se réalisaient dans le peuple… On allait jusqu’à sortir les malades sur les places… Une foule… amenait des gens malades ou tourmentés par des esprits mauvais. Et tous, ils étaient guéris. ».

Le Christ est la manifestation parfaite de la miséricorde. En s’incarnant il nous a montré et prouvé que Dieu n’est qu’Amour et maintenant, il se prolonge en nous pour incarner cette vérité. À nous de découvrir ce que nous pouvons guérir, relever et sanctifier. Confiance, avec Jésus, tout est possible !

Bref ! Nous n’avons pas fini de comprendre toute la portée de la résurrection du Christ pour notre monde. L’enjeu véritable n’est pas seulement la résurrection de Jésus, mais notre propre conversion. Dès que Thomas se met à genoux, sa vie change. Tant que nous n’avons pas fait cette expérience du Christ ressuscité, nous ignorerons ce que veut dire « être chrétien ».

     Unité pastorale Montréal-Nord